Siyaset

Siyaset
"Bir adamın herkese benzememesi için her şeyin yapıldığı bu aptal dünyada; herhalde imkansız diye bir şey yoktur gerçeğine sarılanlara da, düşmanca bakmak o derece abes kaçacaktır." Meral Meri
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30 Mart 2017 Perşembe

Jalaluddin Rumi-Artist by Claude Monet - Asters


“Don't be satisfied with stories, how things have gone with others. Unfold your own myth.”

Jalaluddin Rumi

29 Şubat 2016 Pazartesi

Meral Meri ~Art:Marc Chagall

Ben daima seninleyim,
Tıpkı bir kış ülkesi gibi,kardelenlerin içinde uyuyabilir
Gülebilir ve ağlayabilirim.
Ama yalnız seninle...
Meral Meri ~Art:Marc Chagall

27 Kasım 2014 Perşembe

Autumn in Paris


2 Kasım 2014 Pazar

Lavender-France





1 Kasım 2014 Cumartesi

Meral Meri


"

"Gözlerimi kapatsam çabuk geçen bir zamanı yudumlayabilirim.
Fakat gözlerimi açsam, onu asla içemem!.."

Meral Meri


Meral Meri


"Nereye gidersek orası bir bütünün evrenidir ve sizin bir ürününüzdür."

Meral Meri

Meral Meri

"Bir şeyler doğru gidiyordu,ve yaralandıkça bir doğru elbette ki bir kavuşmadır kendinize.

Meral Meri

31 Ekim 2014 Cuma

Nicolas Chamfort

“Ve kalbin kırılması ya da kurşuna dönmesi gereken, bu dünyadan göçüyorum.” - Nicolas Chamfort

28 Eylül 2014 Pazar

Louise-Victorine ACKERMANN

Mon Livre

Je ne vous offre plus pour toutes mélodies
Que des cris de révolte et des rimes hardies.
Oui ! Mais en m'écoutant si vous alliez pâlir ?
Si, surpris des éclats de ma verve imprudente,
Vous maudissez la voix énergique et stridente
Qui vous aura fait tressaillir ?

Pourtant, quand je m'élève à des notes pareilles,
Je ne prétends blesser les coeurs ni les oreilles.
Même les plus craintifs n'ont point à s'alarmer ;
L'accent désespéré sans doute ici domine,
Mais je n'ai pas tiré ces sons de ma poitrine
Pour le plaisir de blasphémer.

Comment ? la Liberté déchaîne ses colères ;
Partout, contre l'effort des erreurs séculaires ;
La Vérité combat pour s'ouvrir un chemin ;
Et je ne prendrais pas parti de ce grand drame ?
Quoi ! ce coeur qui bat là, pour être un coeur de femme,
En est-il moins un coeur humain ?

Est-ce ma faute à moi si dans ces jours de fièvre
D'ardentes questions se pressent sur ma lèvre ?
Si votre Dieu surtout m'inspire des soupçons ?
Si la Nature aussi prend des teintes funèbres,
Et si j'ai de mon temps, le long de mes vertèbres,
Senti courir tous les frissons ?

Jouet depuis longtemps des vents et de la houle,
Mon bâtiment fait eau de toutes parts ; il coule.
La foudre seule encore à ses signaux répond.
Le voyant en péril et loin de toute escale,
Au lieu de m'enfermer tremblante à fond de cale,
J'ai voulu monter sur le pont.

À l'écart, mais debout, là, dans leur lit immense
J'ai contemplé le jeu des vagues en démence.
Puis, prévoyant bientôt le naufrage et la mort,
Au risque d'encourir l'anathème ou le blâme,
À deux mains j'ai saisi ce livre de mon âme,
Et j'ai lancé par-dessus bord.

C'est mon trésor unique, amassé page à page.
À le laisser au fond d'une mer sans rivage
Disparaître avec moi je n'ai pu consentir.
En dépit du courant qui l'emporte ou l'entrave,
Qu'il se soutienne donc et surnage en épave
Sur ces flots qui vont m'engloutir !
Paris, 7 janvier 1874.

Louise-Victorine ACKERMANN